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Mis à jour : il y a 18 heures 26 min

[Rappel] Appel à communications : Colloque international : « La médecine en délibération » (04/12/2017)

Mardi 21 Novembre 2017

Les laboratoires Triangle et Centre Max Weber co-organisent avec SciencePo Lyon un colloque international qui se tiendra les 17 et 18 mai 2018 à l'ENS de Lyon.

Intitulé : « La médecine en délibération »

Un appel à communications est ouvert à cet effet.

Argumentaire partiel : réunions de concertation pluridisciplinaires sur des cas cliniques, comités d'éthique dans les hôpitaux, commissions des agences sanitaires, groupe de travail pour l'élaboration d'une recommandation médicale, expertises collectives ou réunions de synthèse entre équipes médico-sociales sont autant d'espaces relativement récents dans lesquels des collectifs divers discutent de la médecine. Qu'ils traitent de situations individuelles ou statuent sur des normes générales, édictant parfois des recommandations et des orientations, ces espaces collectifs ont en commun de répondre à une demande d'expertise et de mobiliser des savoirs scientifiques, au premier rang desquels les savoirs médicaux. Ils répondent également à une double exigence de participation (convoquer les représentants des différentes parties prenantes de la question traitée) et de délibération. Les savoirs médicaux se trouvent ainsi soumis à l'épreuve de la délibération dans des espaces collectifs (plus ou moins) élargis, non limités aux seules disciplines médicales et ouverts aux préoccupations sociales, économiques ou éthiques.

Qu'est susceptible de produire l'extension à la médecine de cet « impératif délibératif » (Elster, 1999 ; Blondiaux, Sintomer, 2002) ? Quelles formes concrètes revêt-elle ? C'est à ces questions que sera consacré le colloque « La médecine en délibération » qui s'intéressera à la mise en délibération (1), à la formalisation de la délibération (2) ainsi qu'à ses effets sur les prises de décisions (3).

Les propositions de communication de 6000 signes maximum (de préférence en français ou éventuellement en anglais) sont attendues pour le 4 décembre 2017. Elles sont à envoyer à Christine Dourlens (chdourlens@gmail.com), Gwenola Le Naour (gwenola.le.naour@sciencepo-lyon.fr) et Magali Robelet (magali.robelet@univ-lyon2.fr).

Les textes des communications retenues (de 40 000 signes environ) seront remis pour le 6 avril 2018. La participation au colloque est gratuite.

Contact : Magali Robelet
En savoir plus : appel complet en pièce jointe :

Journée transversale des doctorant·e·s du Centre Max Weber (Lyon, 24/11/2017)

Vendredi 17 Novembre 2017

L'équipe organisatrice a le plaisir de vous transmettre ci-dessous le programme de la journée d'étude transversale des doctorant·e·s du Centre Max Weber, qui aura lieu le vendredi 24 novembre, de 9h à 15h45, à l'Université Lyon 2, sur le site Berges du Rhône (salle CR09, bâtiment Clio, 16 quai Claude Bernard).

Cette journée vise à rendre compte de la diversité des recherches doctorales menées au sein du Centre Max Weber, c'est pourquoi aucun angle thématique ou méthodologique spécifique n'a été retenu. Les communications prévues sont ainsi issues de différentes équipes du laboratoire.

L'ensemble des membres du Centre Max Weber sont les bienvenu·e·s à cette journée.

Séminaire « Travaux en cours » de l'équipe DPCS

Mardi 14 Novembre 2017

Voici le programme du nouveau séminaire Travaux en cours de l'équipe DPCS. Les séances ont lieu à l'ENS de Lyon, en salle D4 143 et sont ouvertes à tous et toutes.

Lundi 4 décembre 2017, 12h-14h

  • Camille Martin : La pratique du football féminin entre socialisation de classe et acquisition de ressources sociales.
  • Emmanuel Brandl : La place du « numérique » dans le capital culturel.

Jeudi 11 janvier 2018, 12h-14h

  • Muriel Pommier : Autour des concepts d'engagement et de professionnalité.
  • Une réflexion sur la base d'une enquête par entretiens réalisée dans le cadre de l'ANR ED2AO (Education au développement durable : Appuis - Obstacles") qui s'intitule « L'engagement des enseignants et des établissements scolaires du second degré dans l'éducation au développement durable : Vers une appropriation du changement ? »

Lundi 5 février 2018, 17h-19h

  • Corentin Roquebert : Catégories profanes de perception des groupes sociaux, quelques résultats d'analyses textuelles.

Lundi 12 mars 2018, 12h-14h

  • Emmanuelle Zolesio : L'éducation à la vie affective et sexuelle en classe de CM1-CM2.
  • Elodie Hommel : La socialisation amoureuse des enfants à travers la réception des films de Walt Disney.

Vendredi 13 avril 2018, 12h-14h

  • Pierre Mercklé : Réseaux sociaux et trajectoires biographiques, éléments pour un programme de recherches.
  • Pablo Jensen (IXXI) : Titre à déterminer.

Lundi 7 mai 2018, 17h-19h

  • Clémence Perronnet, Elif Can, Benjamin Brundu-Gonzalez : Lectures croisées

Lundi 4 juin 2018, 12h-14h

  • Séance à déterminer.

Colloque International « Le sans-abrisme en débats »

Jeudi 9 Novembre 2017

Actualités et nouvelles perspectives de la recherche en sciences sociales

Il y a trente ans, en 1987, l'ONU proclamait l'année internationale du logement des sans-abri (International year of shelter for the homeless). Depuis cette date, un nombre important de recherches a été produit sur le sans-abrisme. Un effort de recension et de cumulativité a été conduit dans le monde anglophone (Levinson, 2004) et francophone (Choppin, Gardella, 2013). Ce travail primordial ouvre aujourd'hui sur une nouvelle étape : la mise en débats. Ce colloque a vocation à constituer un espace privilégié pour confronter et discuter des approches méthodologiques, des perspectives épistémologiques, des théories et des concepts qui s'inscrivent dans ce domaine de recherche. Plus encore, il s'agira de se demander à quoi sert la recherche sur le sans-abrisme aujourd'hui et d'interroger sa dimension politique.

Le « débat » est envisagé comme une heuristique à même de (ré)interroger les analyses et les pratiques de recherche. Les chercheur-e-s prennent position, se situent et font dialoguer leurs travaux dans le domaine du sans-abrisme. Néanmoins, il semble essentiel de travailler sur les frontières et les porosités avec d'autres champs de recherche pour ouvrir de nouvelles perspectives. Enquêter sur ce problème public c'est aussi prendre en considération les conditions historiques, économiques, sociales et politiques qui influencent sa visibilité, son traitement et sa compréhension dans chaque contexte national. C'est pourquoi ce dialogue ne se réduira pas à la France et au monde francophone. Au contraire, ce colloque international sera l'occasion d'élargir les échanges à d'autres pays et à d'autres continents.

Politiques de l'enquête : postures et méthodologies

Mener l'enquête sur le sans-abrisme n'est pas un geste scientifique anodin. L'engagement de la ou du chercheur-e peut se lire tout au long du processus de recherche et rend compte de ce que nous appellerons ici les « politiques de l'enquête » (Fassin, Bensa, 2008). L'ethnographie est souvent présentée comme la démarche méthodologique la plus aux prises avec la question de l'engagement (Cefaï et al, 2010). Elle a déjà fait l'objet de controverses entremêlant notamment posture de l'enquêteur-rice, rapport au terrain ou finalité de l'enquête. Chez certain-e-s, la démarche méthodologique peut même se transformer en engagement militant (Hopper, 2003). Comment et sous quelles formes les chercheur-e-s s'engagent-ils/elles dans l'enquête ? Qu'en est-il des enquêtes statistiques ou archivistiques ? Le colloque poursuivra le débat sur cet engagement méthodologique particulièrement sensible lorsque l'on s'intéresse au sans-abrisme.

Loin d'être homogènes, les enquêtes sur le sans-abrisme sont directement liées au contexte social, historique et politique. Recherche académique, posture critique, expertise publique, recherche-action : une large palette d'enquêtes se dessinent. À cela, s'ajoutent les enquêtes menées par les observatoires, les associations, les journalistes ou les documentaristes. Comment peut-on qualifier ces enquêtes ? Quelles sont les connaissances et représentations produites ? Le colloque permettra de saisir la diversité des formes de l'enquête ainsi que les manières dont les chercheur-e-s en sciences sociales collaborent et discutent (ou non) avec cette pluralité d'acteurs qui mènent l'enquête.

Catégorisations : genèses, significations et utilisations

Depuis les années 1990, dans différents pays, des catégories se sont imposées pour désigner un phénomène de « nouvelle pauvreté » visible dans les espaces publics urbains : SDF, homeless, itinérants, moradores de rua, etc. Un premier acquis de la recherche sur cette question a été de saisir les genèses de ces catégorisations (Sociétés Contemporaines, 1998 ; Pichon, 2008). En prolongeant cette démarche, cet axe vise à replacer ces catégories dominantes dans un espace de lutte pour la définition d'un problème public, dans lequel d'autres catégories existent ou ont existé. Qui sont les producteurs de ces catégories ? Comment rentrent-elles en controverse ? Dans quels espaces, dans quels buts et avec quelles significations sont-elles utilisées ? Quels effets ont-elles dans le débat public ?

Les catégories sont aussi produites par les chercheur-e-s en sciences sociales, notamment dans l'optique d'en récuser d'autres et de mieux cerner leur objet. Sont-elles le produit d'une enquête ou la condition même pour pouvoir en faire une ? Les catégories sont plurielles et omniprésentes : utilisées par les institutions, les personnes concernées, les professionnel-le-s de l'assistance, elles permettent de désigner le phénomène et de le distinguer d'autres situations. Quelle est la place de ces différentes dénominations dans nos travaux et comment se positionne-t-on vis-à-vis d'elles ? On peut également se demander en quoi ces catégories (scientifiques ou « indigènes ») utilisées pour décrire ce problème public rendent compte (ou pas) de ses transformations objectives tel, par exemple, le recours croissant des familles, des femmes et des migrants aux dispositifs d'hébergement en France (Yaouancq et al, 2013).

Réponses : les prises en charge des sans-abri et les sciences sociales

Sans pour autant arrêter d'étudier les pratiques et les conditions de (sur)vie des personnes sans-abri, de plus en plus de recherches semblent s'intéresser aux réponses apportées au(x) problème(s) du sans-abrisme. Partant de ce constat, nous interrogerons la diversité des types d'actions publiques apportées – médicales, sociales, judiciaires/pénales, policières, etc. – depuis leurs définitions et leurs conceptions jusqu'à leurs mises en oeuvre sur le terrain. Quelles formes prennent-elles ? Quels sont les acteurs qui participent à leur implémentation ? L'objectif sera de comprendre la diversité des réponses dans une perspective aussi bien diachronique que synchronique . Les perspectives transnationales et comparatives permettront d'interroger aussi bien les similitudes que les différences entre les pays (De Swaan, 1988 ; Bruneteaux, Terrolle, 2010 ; Pichon, Girola, Jouve, 2016).

De manière réflexive, le colloque sera l'occasion de questionner la place qu'occupent les chercheur-e-s et leurs enquêtes dans les réponses apportées au sans-abrisme : comment participent-ils (ou non) à la définition et à la mise en oeuvre de ces actions publiques ? Quelles sont les formes, directes ou indirectes, de cette implication et à travers quelles scènes s'opère-t-elle ? Plus généralement, il s'agira d'interroger les formats de publicisation des travaux de recherche en sciences sociales, leur entrée ou non dans le débat public et leur confrontation avec d'autres types de savoirs et de connaissances. L'objectif sera ici de comprendre ce que font les sciences sociales au problème public du sans-abrisme.

« RAZZIA SUR LE TRAVAIL », une intervention de Patrick Rozenblatt au séminaire l'équipe TIPO ce 10 novembre.

Mardi 7 Novembre 2017

L'intervenant

Patrick Rozenblatt, sociologue du travail, est membre de l'équipe TIPO et professeur à l'Université de Lyon où il dirige la chaire « Egalité, inégalités et discriminations ». Ses recherches portent principalement sur l'analyse des hiérarchies professionnelles et salariales et sur les processus conflictuels qui les structurent.

Pour plus d'informations, cliquer ici

L'intervention

La séance s'appuiera sur son ouvrage Razzia sur le travail - Critique de l'invalorisation du travail au XXIème siècle (éd. Syllepse, 2017) dont voici une présentation

Que devient donc le travail quand l'emploi tend à quitter le salariat ?

L'« invalorisation » du travail ? !… Inutile de chercher ce mot dans le dictionnaire, vous ne le trouverez pas. L'idée de mise en valeur et de reconnaissance a beaucoup de succès, son négatif, la non-valorisation, peut se dire aussi, mais rendre compte d'un processus de disparition magique de la valeur, c'est-à-dire d'appropriation non divulguée, n'a pas encore été envisagé par l'académie. Et c'est précisément l'ambition de cet ouvrage que d'en comprendre la nature, la réalité et l'importance, d'en explorer la mise en œuvre, d'en analyser les conséquences et de réfléchir aux moyens de contrer cette formidable mutation de l'exploitation capitaliste. Depuis plusieurs décennies, la disparition d'emplois se fait avec notre pleine participation quand nous reprenons à notre compte – gratuitement et dans les mêmes formes de soumission – le travail, simple ou complexe, qui a été dépecé des attributs de l'emploi. Entre autres exemples, analysés dans ce livre, nous pouvons, dans la même journée, être postier ou pompiste, caissier ou banquier, agent commercial ou publicitaire, concepteur ou agent de maintenance, etc.

Ainsi l'invalorisation du travail contraint notre activité de producteur et de consommateur, discipline nos comportements, s'accapare une partie importante de notre temps dit « libre », nous formate, in fine, à accepter par sa banalisation, notamment à travers les développements de l'automation, à servir gratuitement sous l'autorité du capital.

Où et quand ?

vendredi 10 novembre de 10h30 à 12h30, Salle André Frossart à l'Institut des Sciences de l'Homme (14 avenue Berthelot - 69007 Lyon).

Concours CNRS 2018 : soutien Centre Max Weber UMR 5283

Lundi 30 Octobre 2017

Les candidat·e·s au concours CNRS 2018 (sections 36, 40 et 53) qui souhaitent solliciter le soutien du Centre Max Weber (UMR 5283, CNRS / ENS de Lyon / Université Jean Monnet Saint-Etienne / Université Lumière Lyon 2) sont invité·e·s à prendre contact avec Bruno Milly (bruno.milly@univ-lyon2.fr) et Emmanuelle Santelli (emmanuelle.santelli@ish-lyon.cnrs.fr) afin de leur adresser, au plus tard pour le jeudi 30 novembre 2017, un dossier constitué des pièces suivantes :

une lettre de motivation expliquant le choix du Centre Max Weber (en précisant éventuellement une des 6 équipes du laboratoire que le·la candidat·e souhaiterait prioritairement rejoindre) ;
un projet ou pré-projet de recherche ;
un CV (comportant une liste de publications et un résumé de la thèse) ;
éventuellement, le rapport de soutenance de thèse ou les pré-rapports si la thèse n'a pas encore été soutenue. Les candidat·e·s trouveront des informations complémentaires en consultant le site du laboratoire : http://www.centre-max-weber.fr/.

Ce dossier sera évalué lors d'une réunion du bureau du laboratoire, sur la base de l'avis des responsables d'équipe, et la décision de soutenir formellement les candidat·e·s sera prise avant la mi-décembre.

Programme provisoire 2017/2018 - Séminaire Image Animée

Vendredi 1 Septembre 2017

Cette année, le Séminaire Image Animée se penche sur « ce qui résiste à l'image » au travers la programmation de 8 événements.

Le 18 décembre 2017, à la MJC Monplaisir autour du travail avec l'image de Nadine Michau, anthropologue et cinéaste.

Le 29 janvier 2018, à la MJC Monplaisir autour du film et de l'enquête de Catherine Gauthier (sociologue, CMW).

Le 16 février 2018, avec l'équipe 3 du laboratoire, POCO, à l'ISH autour des expériences que les chercheur.es de l'équipe mènent avec l'image animé.

Le 26 février 2018, à la MJC Monplaisir autour du film et de l'enquête d'Hannelore Girardot-Pennors (sociologue et cinéaste, CMW).

Début mars (date à préciser), à l'Aquarium ciné-café autour du travail d'éducation à l'image réalisé par l'association Entre les Mailles.

Le 15 mars 2018, à l'ISH retour d'expérience autour de la mise en place d'un module de formation de l'école doctorale 483 (UDL) portant sur les usages de l'image (fixe et animée) en SHS.

Le 06 avril 2018, avec l'équipe 1 du laboratoire TIPO, à l'ISH autour du travail avec l'image de Jean-Paul Filiod (sociologue, CMW).

Début mai (date à préciser), à la Cinémathèque de Saint-Etienne autour des problématiques d'archivage, sous forme de projection, conférences, et atelier.

Pour clore l'année, une séance de bilan et de programmation se tiendra début juin (date à préciser), à l'ISH.